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L'espèce humaine va s'éteindre dans 100 ans



Et s'il n'y avait plus rien à faire pour sauver l'humanité? S'il était déjà trop
tard? The Australian nous apprend que pour le scientifique
australien Frank Fenner, le destin de l'Homme est scellé. Cette éminence en
ce qui concerne l'extinction des espèces est plus que sceptique quant à
l'avenir de l'espèce humaine:

L'espèce humaine va s'éteindre. Peu importe ce que nous faisons
maintenant, c'est trop tard.

Mais quel crédit accorder à cette assertion? Le journal tient à préciser que Fenner est
un scientifique reconnu: membre de l'Académie des sciences australienne et de la Royal
Society. Son travail a été récompensé par de nombreux prix et il est l'auteur de
centaines de textes scientifiques. A 95 ans, le scientifique accorde très peu
d'interviews. En matière d'évolution, il s'y connaît. Il a étudié le phénomène sous
toutes les coutures: au niveau moléculaire, au plan de l'écosystème jusque dans l'espace.
Selon Fenner, nous allons disparaître parce que nous sommes trop nombreux. C'est donc la
croissance de la population mondiale qui est en cause. Si
l'on en croit l'ONU, la population mondiale atteindra les 6,9 milliards
cette année. Une tendance démographique qui, couplée à ce que Fenner appelle notre
«consommation débridée», mènera à terme à la disparition de l'espèce humaine.
La conséquence première de nos modes de vie étant le réchauffement climatique, Fenner
n'est pas plus optimiste à ce sujet:

Le réchauffement climatique n'en est qu'à son début. Mais on voit déjà des changements
importants dans le temps.

Et d'ajouter:

L'Homo sapiens va disparaître, peut-être en l'espace d'un siècle. Et beaucoup d'animaux
aussi. C'est une situation irréversible. Je pense qu'il est trop tard. J'essaie de ne pas
trop le dire car il y a des gens qui essaient de faire changer les choses.

Impossible d'échapper à notre destin pour Fenner: on ne fait que repousser
l'incontournable.
Si beaucoup de scientifiques partagent ce constat, tous ne sont pas aussi catégoriques
sur l'impossibilité de changer les choses. Ainsi, son collègue Boyden, immunologue
reconverti dans l'écologie humaine, est plus optimiste:

Frank a peut-être raison, mais certains d'entre nous caressent l'espoir que l'on prenne
conscience de la situation. Et qu'on en arrive aux changements nécessaires pour en
arriver au développement durable.

En attendant, du haut de son grand âge, Ferner ne peut s'empêcher de céder au sempiternel
«c'était mieux avant». Petite pensée pour les générations futures: «Les petits enfants
des générations actuelles vont être confrontés à un monde beaucoup plus difficile.»
[Lire l'article sur The
Australian]